• Les Conférences de l’ILPEM : Toutes et tous vulnérables mais inégalement (1er semestre 2021)

    Les Conférences de l’ILPEM : Toutes et tous vulnérables mais inégalement (1er semestre 2021)

    Séminaires
    Du mardi 09 février 2021
    au mardi 01 juin 2021
    Ce cycle aura lieu en ligne.

    Les Conférences de l’Institut la Personne en médecine réunissent des chercheurs et chercheuses en médecine, en sciences humaines et sociales et en humanités médicales autour de questions actuelles liées à la santé et au soin.

     

    Le cycle de conférences du premier semestre 2021 présentera des recherches sur l’articulation de la vulnérabilité et des inégalités.

     

     

    Le caractère fondamental et partagé de la vulnérabilité a été étudié et mis en avant ces dernières années par la philosophie morale et politique, notamment par les éthiques du care et la philosophie du soin, les sciences sociales en santé, la psychologie et la psychanalyse.

    La pandémie a placé de manière brutale et incontournable notre vulnérabilité au cœur de nos existences. Cependant, elle ne fait que révéler nos fragilités corporelles, elle approfondit nos interdépendances relationnelles et environnementales. Elle a aussi montré qu’en fonction des contextes sociaux, la vulnérabilité se déclinait déjà avant son apparition de manière plurielle et inégalitaire.

    Les conférences éclaireront ces vulnérabilités inégales, notamment dépendantes de l’état de santé des personnes et de l’état du système de soins. Elles interrogeront tant les relations morales que les processus sociaux à l’œuvre face à elles dans cette crise. Elles questionneront la manière dont les relations, les pratiques et les organisations de soin se transforment au fil de la pandémie, quels obstacles elles rencontrent, et quelles orientations éthiques et politiques permettraient de prendre en compte ces vulnérabilités et de nous aider à vivre avec la maladie, quelle qu’elle soit.

     

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    • IMMIGRÉ·ES ET COVID-19 : DES INÉGALITÉS SOCIALES DE SANTÉ RENFORCÉES

      Mardi 4 mai – 18h-20h

    Les premières enquêtes épidémiologiques ont montré que les personnes immigrées en France ont été particulièrement touchées par l’épidémie de la COVID-19. A partir de données issues de travaux de sociologues et d’économistes, ce séminaire interrogera la manière dont l’épidémie et sa gestion sanitaire et politique ont renforcé les inégalités sociales de santé que connait cette population.

     

    Interventions :

    • Anne Gosselin, chercheure post doctorante en santé publique, Inserm, Iris.
    • Laure Pitti, Maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris 8 (Cresppa, UMR 7217), fellow de l’Institut Convergences Migrations
    • Audrey Mariette, Maîtresse de conférences au département de science politique de l’Université Paris 8 (Cresppa, UMR 7217)
    • Antoine Marsaudon, chargé de recherche en économie à l’IRDES

    Animation :

    • Céline Gabarro, chercheure postdoctorante en sociologie ILPEM
    • Louise Virole, chercheure postdoctorante en sociologie ILPEM

     

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    • MOBILISATIONS ET NON-MOBILISATIONS DES VICTIMES D’UN SCANDALE SANITAIRE

       

      Mardi 15  juin – 18h30-20h

    Depuis quelques années, la dangerosité de médicaments est régulièrement au coeur de l’actualité établissant aisément des parallèles avec l’exemple du Mediator. Ce dernier faisant figure de « cas d’école » de l’alerte à l’indemnisation des victimes, en passant pas les stratégies industrielles. Cependant, une analyse menée auprès d’usagers du Mediator montre que les dynamiques de mobilisation et de lutte pour la reconnaissance ne vont pas de soi. Il conviendra, lors de cette séance, d’explorer ces mécanismes de (non-)mobilisations de ces victimes et de mettre cela en regard de l’exemple de la Dépakine.

     

    Interventions : rène Frachon (Pneumologue au CHU de Brest),Solène Lellinger (MCF en histoire de la médecine, Laboratoire SPHERE, Université de Paris) Marine Martin (Présidente de l’Association d’aide aux parents d’enfants souffrant du syndrome de l’anti-convulsivant – APESAC), Lydia Morlet (MCF HDR en droit privé, Co-directrice de l’Institut Droit et Santé, Université Paris).

     

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    • DE L’AIGU AU CHRONIQUE : PRISE EN CHARGE ET VÉCU DES MALAD(I)ES CHRONIQUES FACE AU COVID ?

      Mardi 6 avril – 18h30-20h

    L’épidémie de COVID, ainsi que les mesures qui en ont découlé, ont imposé une réorganisation des soins au prisme de la logique de l’aigu, mettant particulièrement en tension les ressources dédiées d’ordinaire à la prise en charge des personnes atteintes de pathologies chroniques. Les premières données récoltées dans le cadre d’une recherche qualitative et participative financée par l’ANR permettront de décrire et d’analyser ce que la pandémie du Covid a modifié, renforcé ou mis en lumière de l’écosystème de soin sur lequel repose l’expérience et le vécu des personnes vivants avec une maladie rénale, mentale, hématologique ou rare.

     

    Interventions de l’équipe du projet ANR :

    • Aude Béliard, MCF Sociologie, UP – CERMES3
    • Marie Citrini, vice-présidente de Créteil Respire À Cœur, représentante des usagers et usagères Saint-Antoine (AP-HP), patiente-enseignante Paris 13
    • Céline Gabarro, postdoctorante Sociologie ILPEM, UP – ECEVE
    • Céline Lefève, MCF Philosophie, UP – SPHERE
    • Marie-France Mamzer, Néphrologue, PU-PH en éthique médicale et médecine légale, UP – ETRES
    • Ana Marques, EPS Ville Evrard
    • Élise Ricadat,  MCF Psychopatologie, UP – CRPMS
    • Thomas Sannié, représentant des usagers et usagères au conseil de surveillance de l’AP-HP, membre de l’Association française des hémophiles, patient-enseignant Paris 13
    • Maria Teixeira, MCF Anthropologie de la santé, UP – ECEVE
    • Livia Velpry, MCF Sociologie, Paris 8 – CERMES3
    • François Villa, PU Psychopathologie, UP – CRPMS
    • Louise Virole, postdoctorante Sociologie ILPEM

     


    • LA MÉDECINE THERMALE ENTRE CURE ET CARE

      Mercredi 17 mars – 18h30-20h

    Parfois stigmatisée comme reliquat d’une médecine d’un autre âge, le thermalisme attire chaque année en France 600 000 curistes dans quelque 110 établissements. Outre les particularités françaises des modalités de sa prise en charge, le succès de la médecine thermale repose sur la recherche de soin, de soulagement et de traitement par des personnes souvent affectées de maladies chroniques ou de pathologies liées au vieillissement. Secouée par la crise sanitaire actuelle, la médecine thermale repose sur une histoire atypique et des savoir-faire spécifiques dans le traitement, le soulagement et l’accompagnement dans une longue durée de personnes dont les maladies échappent à la guérison et s’inscrivent dans le temps. Elle nous invite à interroger, dans les perspectives ouvertes par l’ILPEM, l’apprivoisement de la maladie à vie et les nouveaux paradigmes de soin. En faisant dialoguer un sociologue, deux médecins, deux historiens et un magistrat, nous voudrions éclairer les enjeux complexes du thermalisme contemporain dans ses dimensions thérapeutique, sociale et économique.

     

    Interventions :

    Olivier Dubois, Psychiatre, Médecin thermal aux Thermes de Saujon

    Nicolas-Raphaël Fouque, Premier conseiller à la Chambre régionale des comptes Occitanie,  rapporteur près la Cour de discipline budgétaire et financière.

    Gisèle Kanny, Professeure de Médecine Interne, Immunologie Clinique et Allergologie, Laboratoire d’Hydrologie et Climatologie Médicales, Université de Lorraine, Présidente de la Société Française de Médecine Thermale

    Adrien Sonnet, Docteur en Staps, LACES, Université de Bordeaux, A.T.E.R. à l’Université de Caen Normandie.

     

    Sophie Vasset, Maîtresse de Conférences, LARCA Université de Paris

    François Zanetti, Maître de Conférences, ICT, Université de Paris

     


     

    • LE TRIAGE EN TEMPS DE PANDÉMIE, ET AU-DELÀ

      Mardi 9 février – 18h30-20h

    Alors que la pandémie pose, de manière aiguë, des questions de priorisation relatives à l’accès à l’hôpital – au-delà des seuls services de réanimation – ainsi qu’à la vaccination, des recherches en sciences sociales en santé et en éthique avancent que le triage, loin d’être une pratique exceptionnelle, fait intégralement partie de la pratique médicale, mais aussi qu’il concerne l’ensemble du système de santé au point d’en constituer un des paradigmes les plus puissants. Ses tenants politiques et sociaux ainsi que ses implications pour la santé publique et le soin doivent être davantage décrits et interrogés, c’est ce à quoi introduira cette séance.

     

    Interventions :

    Jean-Paul Gaudillière, historien, directeur de recherche à l’Inserm et directeur d’études à l’EHESS

    Caroline Izambert, docteure de l’EHESS et membre de AIDES

    Pierre-André Juven, sociologue, chargé de recherche au CNRS et membre du Cermes 3

    Auteurs et autrice de Pandémopolitique. Réinventer la santé en commun, La Découverte, janvier 2021.

     

    Discussion et modération :

    Jean-François Alexandra, médecin interniste, Hôpital Bichat

    Céline Lefève, maîtresse de conférences en philosophie, SPHERE, Institut la Personne en médecine, Université de Paris

    Marie-France Mamzer, professeure d’éthique médicale et de médecine légale, Université de Paris