• Poste de chercheur post-doc – durée de 12 à 24 mois

    Posté le 9 juillet, 2019 | Catégorie : Actualités, Offres d'emplois.

    Poste de chercheur post-doc – durée de 12 à 24 mois

    Modes de subjectivation de la souffrance en cancérologie

    Financé par le programme interdisciplinaire « La personne en médecine » (LPEM) Université de Paris

    L’activité de recherche portera sur les processus de subjectivation des patients atteints de cancer, et plus largement encore sur les répercussions psychosociales et intrapsychiques des maladies cancéreuses, en particulier les leucémies, chez l’adolescent, le jeune adulte et l’adulte. Ces répercussions font suite aux traitements médicaux lourds et potentiellement traumatiques subis par ces patients et leur entourage familial (hospitalisations répétées, greffes de moelle, séjours en soins intensifs, etc.). Les répercussions psychosociales de ces traitements lourds sur le personnel soignant peuvent également entrer en ligne de compte.

    Cette activité de recherche s’inscrira dans l’orientation interdisciplinaire qui caractérise le programme « La personne en médecine » (http://lapersonneenmedecine.uspc.fr/). Ce programme ancre ses recherches dans les réalités de terrain des acteurs de la maladie (malades, professionnels de santé, étudiants en médecine et en santé). Une dimension participative où les professionnels et les patients participent à la coproduction des connaissances et à leur diffusion caractérise également sa démarche.

    En conséquence, ce poste de post-doc s’adresse à des candidats ayant préalablement soutenu une thèse de doctorat en sciences humaines et sociales (SHS). La thématique de recherche doit avoir porté sur le champ médical au sens large.

    Le candidat s’intégrera dans une équipe de chercheurs-doctorants, d’enseignants-chercheurs, et de cliniciens (équipe sciences humaines à l’IUH – St. Louis dirigée par le Pr. N. Boissel, le Pr. K.L. Schwering, et Elise Ricadat, MCF). Il participera à la rédaction d’articles en anglais à partir de données issues de recherches déjà menées par l’équipe. Il construira des projets de recherche (revue de la littérature, méthodologie, etc.) en vue de la soumission pour des appels d’offres à venir. Il participera à des projets de recherche en cours.

    Les compétences attendues pour ce poste :

    • –  un cursus universitaire de qualité (notes aux mémoires de M1 et de M2 ; thèse avec mention)
    • –  une bonne connaissance du champ médical et/ou du champ de la santé
    • –  la maîtrise de l’anglais, y compris à l’écritSeront considérés comme des atouts :
    • –  une expérience dans la mise en œuvre de projets de recherche qualitative et/ou quantitative dansle champ de la médecine.
    • –  la publication d’au moins un article en langue anglaise dans une revue avec comité de lecture.Les candidat.e.s doivent adresser leur CV, copies de diplômes, et lettre de motivation au plus tard le 1er septembre 2019 à minuit au Pr. Karl-Leo Schwering (schwering@univ-paris13.fr) et à Madame Elise Ricadat (elisericadat@gmail.com).

      L’entrée en fonction sera immédiate, et au plus tard le 1.10.2 019.

  • APPEL A CANDIDATURES POST-DOCTORALES 2019

    Posté le 9 juillet, 2019 | Catégorie : Actualités, Offres d'emplois.

    APPEL A CANDIDATURES POST-DOCTORALES 2019

     

    Le programme interdisciplinaire « La Personne en médecine » (LPEM) (http://lapersonneenmedecine.uspc.fr/) lance à un appel pour le recrutement d’un post-doctorant pour une durée de 12 mois renouvelable.

    Le projet de post-doctorat doit s’inscrire dans un ou plusieurs axes thématiques du programme LPEM et comporter une dimension pluridisciplinaire. Il sera réalisé au sein d’un laboratoire participant au programme LPEM sous la responsabilité d’un chercheur référent.

    Date de remise des candidatures : 15 septembre 2019 à midi.

    Le programme « La Personne en médecine »

    Afin de connaître et d’améliorer les pratiques et les politiques de santé, le programme « La Personne en médecine » étudie les modes de subjectivation des malades et de leur entourage, c’est-à-dire leurs manières de se concevoir, de se construire et d’agir comme sujets psychiques, éthiques et politiques dans les rapports actuels à la maladie et à la médecine. Notre hypothèse est que ces modes de subjectivation doivent être analysés conjointement à ceux des professionnels de santé, en particulier ceux liés à leur formation aux dimensions psychiques, sociales et éthiques de la médecine. Il s’agit de comprendre comment la personne malade expérimente la maladie, dans la médecine et dans la société, comment elle s’y construit comme acteur psychique, social, éthique et politique. Il s’agit aussi d’étudier les manières dont les professionnels de santé se forment, s’organisent, travaillent et décident ensemble – ce qui éclaire les manières dont la personne malade et son entourage sont conçus, pris en charge et en compte.

    Le programme promeut tant des recherches en SHS sur la médecine que des recherches collaboratives impliquant conjointement SHS et sciences biomédicales. Il est besoin d’analyses globales tout autant que d’analyses locales menées au plus près des acteurs et des pratiques. L’interdisciplinarité du programme repose sur un parti pris scientifique assumé qui vise à renouveler les analyses épistémologiques et éthiques en médecine, en les mettant au double défi, d’une part, des recherches des sciences sociales, et, d’autre part, de recherches menées ensemble par des chercheurs en SHS et en médecine.

    Axe 1 : Modes de subjectivation des patients et de leur entourage – « la maladie à vie »

    Les recherches interdisciplinaires de LPEM étudient l’expérience contemporaine de la maladie chronique et, au-delà, de ce que nous avons appelé « la maladie à vie ». Les enjeux sont 1. de comprendre comment la personne malade expérimente la maladie dans la médecine et la société, et comment elle se construit, parfois dès l’enfance, comme acteur psychique, social, éthique et politique ; 2. de mieux connaître l’expérience de la maladie dans la durée pour améliorer la qualité des soins médicaux et non médicaux ; 3. de montrer comment ces nouvelles normes de vie remettent en cause le paradigme de la guérison et demandent de nouvelles pratiques de soin : une médecine de l’incurable et de l’accompagnement.

    Axe 2 : Les transformations de la clinique et les nouveaux paradigmes du soin :

    Les maladies graves ou chroniques suscitent de nouvelles approches des soins, qui ne sont plus centrées seulement sur la maladie, mais prennent en compte la personne et ses conditions sociales d’existence, ses interactions sociales, ses valeurs, engagements et projets. Or l’attention et le soin portés à la personne (care) ne doivent pas être conçus comme complémentaires du traitement de la maladie (cure), mais comme le cadre englobant et prioritaire au sein duquel intégrer le traitement de la maladie. Cette perspective requiert de promouvoir la participation active des patients à leurs soins, de veiller au respect et à la promotion des droits

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    des personnes, en particulier en situation de handicap ou de vulnérabilité, notamment celui de participer aux décisions médicales les concernant et de promouvoir leur empowerment.

    Axe 3 : Humanités médicales : des recherches à la formation des médecins et des professionnels de santé

    Les humanités médicales constituent une dénomination nouvelle pour des recherches parfois anciennes engageant des disciplines très différentes selon les pays. Le programme se consacre en particulier à l’histoire et l’actualité de la formation des médecins et des professionnels de santé. La formation initiale, la socialisation, les pratiques des professions de santé connaissent en effet d’importantes évolutions épistémologiques, organisationnelles et politiques. Il s’agit de fonder sur des recherches scientifiques en histoire, épistémologie, éthique, littérature et psychanalyse, et sur la connaissance des expériences internationales, des propositions pédagogiques innovantes.

    Axe 4 : Enjeux psychiques, sociaux et éthiques de l’e-médecine et de l’introduction des objets connectés en médecine.

    À la suite de la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » (2009), se sont développés de nouveaux types d’intervention à distance par les professionnels médicaux. L’évaluation de ces dispositifs (au sens large, objets et organisations) se doit d’inclure non seulement les évaluations cliniques habituelles et les nouvelles formes méthodologiques (évaluation en vie réelle) et médico-économiques, mais aussi leurs aspects subjectifs et éthiques. L’analyse des représentations, usages et valeurs des acteurs est un volet essentiel de ces travaux, car ces dispositifs ne produisent pas seulement un changement de l’expérience intime du sujet avec lui-même, mais interfèrent également dans la façon dont la relation thérapeutique entre le patient et son médecin, et plus largement son équipe soignante, va se nouer.

    La présentation détaillée des axes, recherches et activités menées dans le cadre du programme sont à retrouver sur le site http://lapersonneenmedecine.uspc.fr/

    Modalités de candidature

    Sont éligibles, les titulaires d’un doctorat dans une discipline relevant des sciences humaines ou sociales (histoire et philosophie des sciences, éthique, sociologie, anthropologie, psychologie, psychanalyse, études sur la littérature et les arts…), délivré entre le 15/09/2015 et le 15/09/2019

    Le candidat doit fournir par mail les pièces suivantes :

    1. Curriculum vitae avec la liste des publications
    2. Copie du diplôme de doctorat ou attestation faisant foi
    3. Rapport de soutenance de la thèse de doctorat
    4. Lettre de candidature (2 pages maximum) précisant l’inscription du projet dans le programme LPEM
    5. Projet de recherche et d’activités post-doctorales (5 pages maximum) comportant les éléments suivants : exposé de la problématique, objectifs et hypothèses de la recherche sur la base d’un « état de l’art « ; présentation de la méthodologie ; plan de travail : étapes, calendrier prévisionnel sur 12 mois, productions et collaborations envisagées (des activités de valorisation de la thèse pourront être prévues) ; bibliographie (maximum 1 page).Le projet de recherche et d’activités post-doctorales peut être rédigé en anglais. Toutefois, un bon niveau de compréhension et d’expression orale en français est requis.

    Ces pièces doivent être envoyées à ariane.brehier@univ-paris-diderot.fr, le 15 septembre 2019 à midi au plus tard.

    Les dossiers seront examinés par le bureau du programme LPEM. Les résultats seront communiqués par mail avant fin septembre.

    Pour tout renseignement, contacter : Céline Lefève celine.lefeve@gmail.com et/ou François Villa villa@univ-paris-diderot.fr

  • Psychiatrie, neurologie, neurosciences cognitives, (dir) R. Schneckenburger, S. Troubé

    Posté le 2 juillet, 2018 | Catégorie : Actualités, Ouvrages.

    Résumé

    Qu’appelle-t-on aujourd’hui « neurospsychiatrie » ou « neurosciences cliniques » ? Que recouvre encore le vocable de « psychiatrie », redessiné par les mutations profondes de ce que l’on nomme la santé mentale, et par la révolution neuroscientifique qui vise à transformer ses méthodologies de recherche aussi bien que ses champs d’application clinique ? L’essor des neurosciences cognitives a rendu particulièrement mouvantes les frontières de la psychiatrie et la neurologie, exigeant de rouvrir la question de leurs points de dialogue, de chevauchement ou d’incompatibilité.

    Les contributions de cet ouvrage adoptent une méthode pluridisciplinaire, au croisement de la philosophie et de l’histoire des sciences, de la neurologie, de la psychiatrie et des sciences sociales. Replaçant l’accent sur la construction historique de la psychiatrie et de la neurologie, elles proposent de contextualiser et de circonscrire les enjeux actuels de leur mutation, en ses diverses implications : épistémologiques – dans les perspectives de recherche qu’elle rend possible, cliniques – dans ses points d’application ou de butée thérapeutiques – et sociétales – dans le changement de regard induit sur la pathologie mentale, entre maladie de l’esprit et maladie du cerveau.

     

    Sommaire

    Préface – L’éternel retour de la neuropsychiatrie ?, par Romain Schnekenburger & Sarah Troubé

     

    Première partie – Rapports de la neurologie et de la psychiatrie : quels problèmes pour quels héritages ?

     

    Dégénérescence et dissolution du système nerveux. Modèle neurologique et catégories psychiatriques à la fin du XIXe siècle, par Claude-Olivier Doron

     

    La distinction entre neurologie et psychiatrie en France entre 1940 et 1968 : le point de vue de quelques neuropsychiatres, par Romain Schneckenburger

     

    Faire entrer le point de vue du patient dans des cases : syndromes de déni et anosognosie dans la neuropsychiatrie américaine d’après-guerre, par Scott Phelps

     

    Créer des « territoires de convergences » : le cas du diencéphale, par Émilie Bovet

     

    Psychiatrie, neurologie et psychanalyse : Freud élève de Theodor Meynert, par Thomas Lepoutre

     

    Seconde partie – Neurologie, psychiatrie, neurosciences : lieux de convergences et specificites disciplinaires

     

    Perspectives neurocognitives sur un objet psychiatrique : le délire psychotique et ses spécificités cliniques, par Sarah Troubé

     

    Du volontaire à l’involontaire ?  Expérimentation clinique et la reconfiguration de la continuité du moteur au mental en neurosciences, par Baptiste Moutaud

     

    La perspective du rétablissement : un tournant paradigmatique en santé mentale, par Bernard Pachoud

     

    Postface – Neurologie et psychiatrie : éloge d’une différence, par Bruno Falissard

  • Penser le soin avec Simone Weil

    Posté le 30 mars, 2018 | Catégorie : Actualités, Ouvrages.

    Dans un texte lumineux intitulé « L’amour de Dieu et le malheur », la philosophe Simone Weil pose de manière tranchante la question du soin qui peut être apporté aux êtres humains dans la plus profonde détresse. Que peut encore le soin dans ces situations extrêmes ? Touche-t-il ici ses limites ? Est-il possible d’apprendre à percevoir le malheur lui-même, qui sait si bien se rendre invisible et dont nous détournons volontiers le regard ? Les éditeurs ont demandé à des médecins, philosophes, sociologues et écrivains de proposer leur propre lecture du texte de Simone Weil. Ces éclairages à chaque fois spécifiques ouvrent sur des questions des plus contemporaines et des plus urgentes pour penser le soin. C’est également ce faisant un apport essentiel et pourtant peu connu de la pensée de Simone Weil qui est ici exploré.

    Avec les contributions de Patrick Autréaux, Carole Bouleuc, Pascal David, Sylvie Dolbeault, Martin Dumont, Marion Hendrickx, Dominique Lossignol, Nicolas Marquis, Jean-Christophe Mino, Frédéric Worms, Nathalie Zaccaï-Reyners.

      Table des matières :

    Introduction. Penser le soin avec (et contre) Simone Weil,

    par Martin Dumont et Nathalie Zaccaï-Reyners…………………… 9

    L’amour de Dieu et le malheur (1942),

    par Simone Weil ……………………………….. 17

    Lectures :

    Le malheur, le soin, l’amour des êtres humains,

    par Frédéric Worms……………………………. 75

    Aller vers le lieu sans amour. Simone Weil et Claude Balier, la clinique psychiatrique des « exclus de l’humanité »,

    par Marion Hendrickx ……………………….. 91

    Le soin de l’âme et la vérité du malheur,

    par Pascal David……………………………….. 103

    Patients et soignants face au malheur,

    par Carole Bouleuc…………………………….. 115

    La face terrible du malheur,

    par Martin Dumont…………………………… 125

    De la compassion à une éthique du care. Réflexions à partir du handicap,

    par Myriam Winance…………………………. 139

    Soigner la détresse psychique en oncologie,

    par Sylvie Dolbeault…………………………… 149

    Puissances et limites de l’amour face à la répulsion. Quelques réflexions depuis les sciences humaines et sociales,

    par Nathalie Zaccaï-Reyners ………………… 163

    La souffrance peutelle avoir un sens ?

    par Dominique Lossignol …………………….. 173

    Déprise, sorcellerie et résilience,

    par Nicolas Marquis…………………………… 183

    Une économie du malheur ?

    par Jean-Christophe Mino …………………… 195

    Ouverture :

    Vous aviez mon cœur…

    par Patrick Autréaux………………………….. 205

    Les auteurs…………………………………………… 217

  • OMERTA À L’HÔPITAL. Le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé

    Posté le 31 mars, 2017 | Catégorie : Actualités, Ouvrages.

    En 2013, l’unique enquête nationale réalisée auprès de 1472 étudiants en médecine a permis de chiffrer les violences qu’ils subiraient durant leurs études : plus de 40 % d’entre eux ont déclaré avoir été confrontés personnellement à des pressions psychologiques, 50 % à des propos sexistes, 25 % à des propos racistes, 9 % à des violences physiques et près de 4% à du harcèlement sexuel. De même, 85,4 % étudiants en soins infirmiers considèrent que la formation est vécue comme violente dans la relation avec les équipes encadrantes en stage.

    Pour mieux comprendre cette souffrance, Valérie Auslender a lancé un appel à témoins en août 2015 et recueilli plus d’une centaine de témoignages d’étudiants en professions de santé.

    Neuf experts proposent ensuite des pistes de réflexion : Didier Sicard, professeur émérite à l’université Paris Descartes et président d’honneur du Comité consultatif national d’éthique ; Christophe Dejours, psychiatre, psychanalyste et expert de la souffrance au travail ; Cynthia Fleury-Perkins, philosophe, psychanalyste et professeur à l’American University of Paris ; Céline Lefève, philosophe et maître de conférences en philosophie de la médecine ; Olivier Tarragano, psychiatre, psychanalyste et directeur du Pôle Santé de Sciences Po ; Gilles Lazimi, médecin généraliste et membre de la commission santé du Haut Conseil de l’Égalité entre les femmes et les hommes ; Emmanuelle Godeau, médecin de santé publique, anthropologue et chercheur à l’Inserm ; Bénédicte Lombart, infirmière, cadre de santé et docteure en philosophie pratique et éthique hospitalière ; Isabelle Ménard, infirmière puéricultrice et formatrice en institut de formation en soins infirmiers.

  • La place de l’industrie pharmaceutique dans la pratique et la formation médicales – 13 janvier 2017 à 14h

    Posté le 15 décembre, 2016 | Catégorie : Actualités.

    Nous sommes heureux de vous convier à la troisième séance du Séminaire international « Humanités Médicales »,
    « La place de l’industrie pharmaceutique dans la pratique et la formation médicales »
    Avec Nils Kessel (historien — Paris-Est Marne-la-Vallée) et Paul Scheffer (sciences de l’éducation — Paris 8 et association FORMINDEP)
    La séance aura lieu le 13 janvier de 14 h à 17 h en salle du conseil de l’UFR de médecine de Paris 7 – 10 avenue de Verdun Paris 10e

    Titres et résumés des interventions seront diffusés ultérieurement.
    Ce séminaire est organisé par le Programme interdisciplinaire USPC « La Personne en médecine » avec la collaboration du projet GIGS (Spiral – Université de Liège).


    Ce séminaire est ouvert à tous, mais intéressera plus particulièrement les personnes dont médecine et soin constituent une pratique et/ou un objet de recherche (professionnels de santé, chercheurs et étudiants en médecine, chercheurs en sciences humaines et sociales).

    L’argument et le programme complet du séminaire sont consultables ici.

    Contact pour toute question : ariane.brehier@univ-paris-diderot.fr  ; alexis.zimmer@univ-paris-diderot.fr

    Bien cordialement,
    Céline Lefève, François Thoreau & Alexis Zimmer 

     

    Alexis Zimmer, PhD
    Post-doctoral researcher
    Institut des Humanités de Paris — USPC « La personne en médecine »
    alexis.zimmer@univ-paris-diderot.fr

  • Maladies chroniques : enjeux de justice – enjeux politiques – 20 janvier 2017 à 14h

    Posté le 15 décembre, 2016 | Catégorie : Actualités.

    Le Programme interdisciplinaire USPC « La Personne en médecine » et l’Espace de recherche et d’information sur la greffe hépatique de l’Hôpital Beaujon, en partenariat avec les Hôpitaux Paris Nord et la Chaire « Philosophie à l’hôpital » (AP-HP), vous invitent à la troisème séance du séminaire « Philosophie de la maladie chronique » 
     
    qui aura lieu le vendredi 20 janvier 2017 
     
    à l’hôpital Beaujon
    amphithéâtre Jean-Pierre Benhamou (bibliothèque Abrami)
    100 bvd du général Leclerc 92110 CLICHY.
     
    Nous aurons le plaisir d’entendre Daniel Weinstock (Directeur de l’Institut de politiques sociales et de santé de l’Université McGill et Professeur à la Faculté de Droit) et Valérie Gateau (Chercheur à l’ERI Hôpital Beaujon Centre Canguilhem post-doctorante du programme USPC La Personne en médecine) sur le thème :
     
    « Maladies chroniques : enjeux de justice, enjeux politiques ».
     
    Ce séminaire est ouvert à tous les professionnels de santé (médicaux et para-médicaux), aux étudiants et aux administratifs. Il a lieu un vendredi tous les deux mois de 14h à 15h30, alternativement sur les sites Beaujon et Bichat. 
     
    N’hésitez pas à diffuser dans vos réseaux et à toute personne intéressée.
    Informations : lapersonneenmedecine.uspc.fr 
     
    Programme :
     
     – Vendredi 14 octobre, Beaujon, Séance 1 : « Introduction : médecine et philosophie », Cynthia Fleury (Philosophe, Hôtel Dieu) & Fréderic Worms (Pr. de philosophie, ENS).
     – Vendredi 18 novembre, Bichat, Séance 2 :  » Le soin et les morales de la compassion« , Anne Fagot-Largeault (Collège de France, Chaire de Philosophie des Sciences Biologiques et Médicales, Paris) et Karim Sacré (PU-PH, Service de Médecine Interne, Hôpital Bichat / Université Paris Diderot) 
    – Vendredi 20 janvier, Beaujon, Séance 3 : « Maladie chroniques, enjeux de justice et enjeux politiques », Daniel Weinstock (Directeur de l’Institut de politiques sociales et de santé de l’Université McGill et Professeur à la Faculté de Droit) & Valérie Gateau (Espace de recherche et d’information sur la greffe hépatique, Hôpital Beaujon/Programme interdisciplinaire USPC La Personne en médecine)
    – Vendredi 3 mars, Bichat, Séance 4 : « Maladies chroniques : pour une médecine de la personne », Gérard Reach (Pr émérite de diabétologie, Université Paris 13)
    – Vendredi 28 avril, Beaujon, Séance 5 : « Maladie chronique et greffe d’organes », Christian Baudelot (Pr émérite de sociologie, ENS) & Philippe Steiner (Pr de sociologie, Université Paris 4)
    – Vendredi 12 mai, Bichat, Séance 6 : « La médecine fondée sur les valeurs », Bill Fulford (Philosophe et psychiatre, University of Oxford) (séance à confirmer)
    – Vendredi 30 juin, Beaujon, Séance 7 : « Maladies chroniques de l’enfance », Karl-Léo Schwering (Pr de psychopathologie, Université Paris 13)
     
     
    Avec les progrès médicaux et l’allongement de la durée de la vie, les maladies chroniques voient s’élargir leurs contours. Elles renvoient désormais à certaines pathologies qui en sont comme les figures historiques (diabète, insuffisance rénale, troubles mentaux) mais aussi à de nouvelles allures de vie liées à un traitement médical (greffe, après cancer) ou encore à des maladies rares autrefois létales. Au-delà de ces nouvelles définitions épistémologiques, le terme de « maladie chronique » continue d’être traversé par des sens différents selon que l’on adopte le point de vue du médecin, qui peut parfois s’arrêter à l’évolution des symptômes et des traitements, ou que l’on adopte celui de la personne malade qui ne se réduit pas à son statut de patient et dont la vie excède la médicalisation de sa maladie. 
    Ainsi les maladies chroniques font voir à ceux qu’elles affectent et à ceux qui les soignent la vie sous un autre jour, dans ses dimensions tant existentielles et sociales que corporelles et psychiques. « Vivre avec une maladie chronique » – selon l’expression désormais consacrée et dont il faut peut-être mesurer l’euphémisation – consiste dans la recherche précaire d’une norme de vie qui concilie vulnérabilité et autonomie, et dans la négociation permanente entre des mondes et des rôles sociaux différents, entre les exigences de la vie ordinaire (familiale, sociale, etc.) et les contraintes imposées par la maladie et la médecine. Ces maladies signifient également la reconfiguration voire l’émergence de nouveaux rapports à soi et au temps. Elles sont à l’origine de sentiments et de savoirs, d’expériences et de pratiques très divers selon les individus et selon les moments de la maladie. 
    Enfin, elles nécessitent des prises en charge impliquant la mise en réseau de nombreux professionnels médicaux, para-médicaux et médico-sociaux, à l’hôpital et en ville. Elles requièrent par conséquent de repérer les besoins, expériences et pratiques qui leur sont spécifiques, ainsi que la façon dont elles reformulent la réflexion éthique (axiologique et normative) sur la médecine et la maladie. L’enjeu est d’adapter au mieux le soin médical à ces situations, dans une démarche attentive aux contraintes, valeurs et normes de l’ensemble des acteurs.
     
    Bien cordialement, 
     
    Céline Lefève
    MC philosophie de la médecine – Université Paris Diderot
    Co-responsable du Programme interdisciplinaire USPC « La Personne en médecine » 
    Responsable du Projet pédagogique innovant « USPC Humanités médicales » 
    Directrice du Centre Georges Canguilhem, chercheuse affectée SPHERE
     
    Valérie Gateau
    Chercheur à l’Espace de Recherche et d’Information sur la Greffe Hépatique (ERI)
    Centre Georges Canguilhem et Hôpital Beaujon.
    Post-doctorante du Programme interdisciplinaire Université Sorbonne Paris Cité « La Personne en médecine »

     

  • Garantir les capacités civile et politique des personnes en situation de vulnérabilité – Patrick Gohet

    Posté le 9 juin, 2016 | Catégorie : Actualités, Vidéos.

Vidéo

Mardi 4 décembre 2018

 

 

1-Céline Lefève* | philosophie de la médecine, dir. Centre Georges Canguilhem/ SPHERE UMR 7219, Institut Humanités, Sciences et Sociétés, Paris Diderot, dir. Chaire coopérative « Philosophie à l’hôpital » (AP-HP/ENS)

& François Villa** | psychopathologie, CRPMS, Institut Humanités, Sciences et Sociétés, Paris Diderot,

OUVERTURE DU COLLOQUE LPEM-PRÉSENTATION DU PROGRAMME : RECHERCHES RÉALISÉES, PERSPECTIVES SCIENTIFIQUES ET INSTITUTIONNELLES

*Céline Lefève est maîtresse de conférences en philosophie de la médecine à l’Université Paris Diderot, membre de l’UMR SPHERE et directrice du Centre Georges Canguilhem. Elle est co-responsable du Programme interdisciplinaire « La Personne en médecine » (USPC) et directrice de la Chaire coopérative « Philosophie à l’hôpital » (Assistance Publique – Hôpitaux de Paris/ Ecole Normale Supérieure). Ses recherches portent sur l’œuvre de Georges Canguilhem et sur les conditions théoriques et pratiques d’une revalorisation du soin dans la médecine contemporaine (C. Lefève, F. Thoreau, A. Zimmer (dir.), Les Humanités médicales. Des sciences sociales aux transformations de la médecine, à paraître en 2019, Doin John Libbey-Eurotext ; C. Lefève, J.-C. Mino, N. Zacca -Reyners (dir.), Le Soin. Approches contemporaines, PUF, 2016 ; C. Lefève, L. Benaroyo, F. Worms (dir). Les Classiques du soin, PUF, 2015 ; G. Lachenal, C. Lefève, V.-K. Nguyen (dir.), La médecine du tri. Histoire, éthique, anthropologie, PUF, 2014 ; C.-O. Doron, C. Lefève, A.-C. Masquelet (dir.), Soin et subjectivité, ́ PUF, 2011). Elle est responsable d’enseignements de philosophie à la faculté de médecine de Paris Diderot, notamment à l’aide du cinéma (C. Lefève, Devenir médecin. Cinéma, formation et soin, PUF, 2012). Elle est secrétaire du « Collège des humanités médicales. Enseignants en sciences humaines et sociales en médecine ». Elle co-dirige la collection La Personne en médecine chez Doin John Libbey Eurotext.

 

**François Villa est psychanalyste, professeur des Universités à l’Université Paris Diderot, où il a été Vice-Président du Conseil d’Administration de 2013 à 2018. Il est co-responsable du programme « La Personne en médecine ». Il est membre du Comité Exécutif du LabEx « Who Am I ? Déterminants de l’Identité : de la molécule à l’individu ». Ses recherches portent, d’une part, sur les fins et les limites de la psychanalyse en explorant les bords internes de la psychanalyse que sont le somatique et le travail de culture et, d’autre part, sur les conditions de possibilité d’une recherche interdisciplinaire en particulier dans le champ des pratiques médicales. Il a publié des travaux sur le vieillir (La Puissance du vieillir, Paris, Le l rouge, PUF), sur Winnicott (La nature humaine à l’épreuve de Winnicott, Petite collection de psychanalyse, Paris, PUF), sur la problématique du cas en psychopathologie (Le cas en controverse, Paris, PUF en co-direction avec P. Fédida) et sur la construction de la personnalité psychique (La notion de caractère chez Freud, Paris, PUF)

 


2-Edouard Kaminski | Vice-Président IDEX, université de Paris, Professeur de géophysique

OUVERTURE DU COLLOQUE


 

3- Élise Ricadat* | Maîtresse de conférences en psychopathologie, CRPMS, IHSS, Paris Diderot
& Karl-Leo Schwering** | professeur de psychopathologie, UTRPP, Paris 13

LA CO-CONSTRUCTION SCIENTIFIQUE ENTRE CHERCHEURS EN PSYCHOLOGIE CLINIQUE ET EQUIPES MEDICALES : UNE EPISTEMOLOGIE DU CONCRET

Mener une recherche sur les enjeux psychiques des pratiques médicales en milieu hospitalier – dans notre cas, l’unité Adolescents et jeunes adultes atteints de leucémies de l’hôpital Saint Louis à Paris – peut conduire les psychologues chercheurs à proposer aux membres de l’équipe médicale une thématique qui s’appuie sur les recherches existantes dans la littérature, ainsi que des questionnaires validés. Il s’agit alors d’une « recherche clé sur porte », le plus souvent avec une méthodologie quantitative, classique dans ce domaine. Une recherche qualitative suppose au contraire de co-construire avec l’équipe médicale les questions de recherche, ainsi que des ajustements méthodologiques réguliers tout au long du processus. Sans oublier l’analyse des résultats dont la validation implique également la participation active et engagée de tous les acteurs de l’équipe médicale. Au bout du compte, cette co-construction s’avère d’autant plus pertinente (et dès lors « scientifique ») dans la mesure où elle remplit pleinement les caractères d’une pluri/interdisciplinarité. Seront en n évoqués les bilans et perspectives des projets menés dans ce cadre, qui ont conduit à la présence d’une équipe permanente de chercheurs en psychologie clinique au sein de l’Institut Universitaire d’Hématologie à Saint Louis.

 

* Élise Ricadat est psychologue clinicienne, Maîtresse de conférence à Paris Diderot et membre du CRPMS (Centre de recherches Psychanalyse et Médecine et Société) et de l’IUH (Institut Universitaire d’hématologie) à l’hôpital St Louis. Elle conduit des travaux sur les enjeux psychiques et identitaires dans le contexte d’une maladie grave, ainsi que sur leurs effets dans la relation soignants-patients par le biais de dispositifs méthodologiques qualitatifs et collaboratifs. Elle est l’auteur de diverses publications, dont un ouvrage intitulé Après le cancer du sein, un féminin à reconstruire (Albin Michel, 2009) et a reçu en 2018 le prix J. et M. Zittoun de la Société Française d’Hématologie pour l’ensemble de ses travaux.

 

** Karl-Leo Schwering est professeur de psychologie clinique, psychopathologie et psychanalyse à l’Université Paris 13. Il co-dirige l’« équipe de recherche interdisciplinaire en psychologie clinique » de l’IUH (Institut Universitaire d’hématologie) à l’hôpital St. Louis.

 

 

 


4-Céline Lefève

ENJEUX ÉTHIQUES, PSYCHIQUES ET SOCIO-PROFESSIONNELS DE LA GREFFE HÉPATIQUE

LPEM a permis la création de l’Espace de recherche sur la greffe à l’hôpital Beaujon. La recherche qualitative menée entre 2015 et 2017 auprès de transplantés hépatiques a ouvert sur les questions d’accès à l’emploi, au logement, à l’assurance ou à l’emprunt, particulièrement après la greffe. Ces questions concernent les inégalités sociales de santé et la philosophie politique car les patients greffés, comme l’atteste la littérature sur la greffe rénale, peuvent être confrontés à d’importantes difficultés socioprofessionnelles. S’ils ne sont plus malades, ils ne sont pas guéris non plus, et se trouvent pour certains dans l’incapacité de reprendre leur emploi. Or, le travail rémunéré est ce qui permet l’accès aux besoins premiers comme le logement, mais c’est aussi ce qui permet de créer du lien social et de revenir à une vie « normale ». En ce sens, il contribue à la qualité de vie. Pour mieux connaître la qualité de vie des greffés hépatiques et leur accès à l’emploi, nous avons développé, à la suite de la recherche qualitative, un volet quantitatif. Son objectif est d’adapter un questionnaire sur le retour à l’emploi et la qualité de vie des transplantés rénaux à la situation des transplantés hépatiques. La présentation exposera les résultats du volet qualitatif et les premiers résultats du volet quantitatif.

 


5- Discussion

 

E. Ricadat & KL Schwering – C. Lefève

 

 


6-Claude-Olivier Doron | maître de conférences en histoire et philosophie des sciences, Centre Georges Canguilhem/SPHERE, IHSS, Paris Diderot

& Luc Berlivet | CR en science politique, CERMES3 – Cnrs & Ehess

GÉNÉALOGIES DE LA MÉDECINE RACIALISÉE

Le projet d’une médecine personnalisée fondée sur la génomique s’est accompagné, dans les années 2000, d’une forte mobilisation, en particulier outre-Atlantique, des catégories ethno-raciales : des cliniciens faisant du « profilage racial » pour adapter leurs diagnostics et traitements, aux études étudiant la répartition de tel polymorphisme dans tel groupe ethno- racial et établir des corrélations avec des risques différents pour telle maladie, ou aux efforts pour développer une pharmacogénomique adaptée aux particularités de tel groupe ethno-racial. Pour les disciplines impliquées, la « personne » a été rabattue sur sa composante génétique et celle-ci sur des variables saisies à travers la « race », elle-même dé nie de manière hétérogène. Ces évolutions résultent de facteurs partiellement indépendants : – l’exigence introduite par les agences finançant la recherche biomédicale aux États-Unis, sous la pression de mouvements sociaux, de prendre en compte les différences de genre, ethno-raciales, d’âge, etc., dans les études cliniques et en population générale ; – la mobilisation des communautés autour des inégalités de santé repensées au prisme de la génomique ; – la nécessité, pour les industries pharmaceutiques, de renouveler leurs modèles de développement, dans un contexte où les « identités génétiques » font l’objet d’un investissement sociopolitique et économique fort. Ces évolutions ne sauraient être comprises sans interroger les liens qui articulent historiquement le savoir et les pratiques médicales, d’une part, et la question raciale, de l’autre. Nos recherches reviennent sur ces liens. Un premier temps a porté sur une analyse de longue durée des rapports entre race et médecine, à partir de la n du XVIIIe siècle. On s’y est attaché à voir comment savoir et pratiques médicales ont joué un rôle considérable dans l’élaboration de la notion de « race » et l’identification des différences « raciales » : depuis l’usage du modèle des maladies héréditaires pour penser la formation des races au XVIIIe siècle jusqu’aux réflexions médicales fondant la prohibition de l’alcool dans les réserves indiennes jusque dans les années 1950 ; depuis l’étude des performances sportives des « Noirs » américains jusqu’aux études des isolats et mélanges ethnoraciaux dans l’Italie fasciste. Dans un second temps, nous avons resserré notre focale sur l’étude des rapports entre la notion de « race » et la génétique humaine (biomédicale et génétique des populations humaines) à partir des années 1950. Ceci a donné lieu à un workshop avec des collègues brésiliens sur la genèse des études d’admixture : ces études portant sur les mélanges entre populations ancestrales différentes qui ont connu un regain d’intérêt dans les années 2000, mais dont l’histoire est bien plus ancienne et traverse le XXe siècle. Notre recherche se conclura, en janvier 2019, par un colloque international sur les transformations de la notion de « race » en génétique des populations humaines et en biomédecine, des années 1940 aux années 1980.

 

 


7-Cristina Lindenmeyer | Psychanalyste, Maîtresse de Conférences HDR, Université Paris Diderot, Directrice de Recherches au CRPMS, Chercheuse associée au p le de recherches « Santé connectée et humain augmenté » de l’Institut de Sciences de la Communication ISCC-CNRS

& Marie-Pia d’Ortho | MD PhD, Directrice scientifique du Digital Médical Hub, cheffe de service de physiologie – explorations fonctionnelles de l’hôpital Bichat – Claude- Bernard, AP-HP, au sein duquel elle a créé en 2009 le centre de prise en charge des pathologies du sommeil et de la vigilance

L’OBJET CONNECTE EN SANTÉ : ENJEUX ACTUELS ET PERSPECTIVES ÉTHIQUES ÉMERGENTES

 

Depuis 2012, la télémédecine bénéficie d’un déploiement national, suite à la loi « hôpital, Patients, Santé, Territoires » (2009) et à la description de son cadre réglementaire dans le décret du 19 octobre 2010. Il existe cinq types d’intervention à distance par les professionnels médicaux : la téléconsultation (consultation à distance par un professionnel médical), la téléexpertise (sollicitation à distance de l’avis d’un ou de plusieurs professionnels médicaux en raison de leurs compétences spécifiques), la télésurveillance médicale (interpréter à distance les données nécessaires au suivi médical d’un patient), la téléassistance médicale (assister à distance un autre professionnel de santé en cours de réalisation d’un acte), et la réponse médicale (apporter une aide médicale). Ces interventions sont rendues possibles par l’essor des outils connectés, et les sauts technologiques avec le développement de l’intelligence artificielle. Toutefois, si les attentes et les espoirs déposés sur ces nouveaux dispositifs de soins sont immenses, de même les questions qu’ils soulèvent. Ainsi l’évaluation de ces dispositifs (au sens large, objets, mais aussi organisations) se doit d’inclure non seulement les évaluations cliniques habituelles, incluant de nouvelles formes méthodologiques (évaluation en vie réelle) et médico-économiques, mais aussi de questionner la fiabilité, pertinence, sécurité informatique, et les aspects subjectifs et éthiques. L’analyse des représentations et des usages est un volet essentiel de ces travaux, car ces dispositifs ne produisent pas seulement un changement de l’expérience intime du sujet avec lui-même mais interfèrent également dans la façon dont la relation thérapeutique entre le patient et son médecin, et plus largement son équipe soignante, va se nouer. Nous présenterons le projet EOLE-VAL qui se déroule dans le Service de transplantation pulmonaire de l’hôpital Bichat, et dont l’objectif est le questionnement interdisciplinaire sur ces nouveaux moyens de « traitement » du sujet humain rendus possibles par l’essor de technologies.

 


8-Discussion

 

Claude-Olivier Doron & Luc Berlivet

GÉNÉALOGIES DE LA MÉDECINE RACIALISÉE

Maria-Pia d’Ortho & Cristina Lindenmeyer

L’OBJET CONNECTE EN SANTÉ : ENJEUX ACTUELS ET PERSPECTIVES ÉTHIQUES ÉMERGENTES

 


9-Hélène Mellerio | pédiatre, docteur en santé publique (CHU Robert Debré, Assistance Publique-Hôpitaux de Paris)

& Agnès Dumas | sociologue (ECEVE INSERM UMR 1123 / Paris Diderot)

REGARDS CROISÉS SUR LES ADOLESCENTS MALADES CHRONIQUES ET SUR UN DISPOSITIF INNOVANT D’AIDE A LA TRANSITION DES SOINS ENTRE LA PÉDIATRIE ET LES SERVICES D’ADULTES

Pour les jeunes atteints de maladie chronique, la transition des soins de la pédiatrie à la médecine d’adulte est une étape délicate, avec un risque de rupture des soins spécialisés aux conséquences graves sur leur état de santé. Des « plateformes de transition » ont été récemment créées dans une poignée d’établissements français pour préparer et accompagner cette transition dans une perspective de santé globale (amélioration des connaissances et acquisition de compétences face à la maladie dépassant le cadre biomédical) et transversale (inter-pathologies). L’étude AD’VENIR construite et réalisée par une équipe pluridisciplinaire regroupant cliniciens et chercheurs en SHS, vise à accompagner le déploiement d’une de ces nouvelles plateformes, situé à l’hôpital Robert Debré à Paris. Son objectif premier est de comprendre le vécu de la maladie à l’adolescence et de saisir les représentations des jeunes malades autour de cette période charnière, afin de concevoir des dispositifs d’aide et d’accompagnement. L’objet de cette communication est d’en présenter les premiers résultats, qui reposent sur une analyse croisée des représentations de la maladie et de la transition recueillies auprès de jeunes (15-25 ans) porteurs de maladies chroniques. On reviendra également sur le dispositif original d’enquête utilisé – qui mêle observations et enregistrements d’entretiens réalisés dans le cadre de consultations médicales – sur les questions épistémologiques qu’il soulève, les difficultés et arrangements qu’il a suscités, sur ses apports pratiques et scientifiques.

 


10-Nicolas Foureur  | médecin (Centre d’éthique clinique de l’Assistance-Publique- Hôpitaux de Paris)

PEUT-ON MIEUX RESPECTER L’AUTONOMIE D’UNE PERSONNE HOSPITALISÉE SANS CONSENTEMENT EN PSYCHIATRIE EN RESPECTANT SON « AUTONOMIE INTÉGRITÉ » ?

Le Centre d’éthique clinique de l’AP-HP a mené une étude qualitative prospective multicentrique au sujet de l’hospitalisation sans consentement en psychiatrie. Patients, proches, psychiatres et infirmiers étaient interviewés par des bin mes médecin-non médecin (philosophe, juriste, infirmier ou ergothérapeute en psychiatrie, psychologue ou encore journaliste). Pour 42 situations, 161 entretiens ont été conduits : 35 avec des patients, 30 avec des proches, 37 avec des psychiatres, 19 avec des infirmiers. Les résultats de l’étude ont été rendus publiquement lors d’une journée de débat pluridisciplinaire et avec la participation d’interlocuteurs européens, en partenariat avec le programme LPEM. La présentation discutera : – Les résultats de l’étude : alors que l’évolution des droits semble insuffisante pour résoudre le dilemme entre le respect de l’autonomie des patients (considérée comme auto-détermination) et la nécessité de soin psychiatrique, les patients demandent que le respect de leur autonomie passe par plus de respect de leur intégrité. – Les forces et les limites de ce travail interdisciplinaire. – L’intérêt d’organiser un débat, public, pluridisciplinaire et avec des partenaires étrangers, afin de discuter des résultats de l’étude avant leur publication.

 


11-Discussion

 

Hélène Mellerio et Agnès Dumas

REGARDS CROISÉS SUR LES ADOLESCENTS MALADES CHRONIQUES ET SUR UN DISPOSITIF INNOVANT D’AIDE À LA TRANSITION DES SOINS ENTRE LA PÉDIATRIE ET LES SERVICES D’ADULTES

Nicolas Foureur 

PEUT-ON MIEUX RESPECTER L’AUTONOMIE D’UNE PERSONNE HOSPITALISÉE SANS CONSENTEMENT EN PSYCHIATRIE EN RESPECTANT SON « AUTONOMIE INTÉGRITÉ » ?


 

12-Livia Velpry | maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris 8 – Saint Denis, CERMES 3

& Aude Béliard | maîtresse de conférences en sociologie, Université Paris Descartes, CERMES 3

CONTRAINTE ET CONSENTEMENT EN SANTÉ MENTALE : RETOUR SUR UNE EXPÉRIENCE DE TRAVAIL COLLECTIF

Comment rendre compte d’évolutions normatives qui nous concernent tous, telles par exemple que la place qu’ont pris les droits fondamentaux dans la régulation des relations sociales ? Comment saisir les effets de ces transformations dans le soin, où le respect des droits des patients est censé leur faire une place (au travers des préférences, du consentement, de la liberté d’aller et venir, de l’intégrité…), et où la régulation des pratiques professionnels se juridicise ? Comment, surtout, y réfléchir ensemble et mettre en commun les questions que cela soulève, que l’on soit professionnel, usager ou chercheur, depuis son point de vue et avec ses outils ? Cette communication revient sur une expérience collective, celle du Collectif Contrast, menée avec des chercheurs de différentes disciplines (sociologues, philosophes, juristes), des soignants de divers domaines du soin et de l’accompagnement mais aussi issus de professions variées, et des usagers dont certains ont des fonctions de représentation, de France et de l’étranger. Centrée sur trois réalisations de ce collectif (une conférence internationale, une journée de réflexion professionnelle et le site internet), elle analyse les dynamiques qui se créent lorsque les problématiques de recherche et la réflexivité mise en œuvre par les acteurs se confrontent.

 

 


13-Discussion

 

Livia Velpry & Aude Beliard

CONTRAINTE ET CONSENTEMENT EN SANTÉ MENTALE : RETOUR SUR UNE EXPÉRIENCE DE TRAVAIL COLLECTIF

 


14-Présentation de la mise en voix et Danse par la Compagnie Motyl

 

Céline Lefève

 


15-Mise en voix et Danse par la Compagnie Motyl

 


Mercredi 5 décembre 2018

16-Présentation de la journée LPEM du mercredi 5 décembre 2018

 

Reiner Veitia | Vice-président du Conseil d’administration de l’Université Paris Diderot, Professeur de génétique

 


17-Arnaud Plagnol | psychiatre, professeur de psychologie (Université Paris 8),

Bernard Pachoud* | psychiatre, professeur de psychopathologie (IHSS, Université Paris Diderot)

& Bernard Granger | professeur de psychiatrie à l’Université Paris Descartes, responsable de l’unité de psychiatrie et d’addictologie de l’hôpital Cochin (Assistance publique – hôpitaux de Paris)

NOUVELLES VOIES POUR LA PERSONNALISATION DES SOINS

La tension essentielle entre fondation objective et expérience subjective dans les soins se reflète aujourd’hui dans certaines critiques adressées à la médecine fondée sur les données probantes (Evidence-Based Medecine) : si le souci de garantir scientifiquement les pratiques thérapeutiques n’est pas discutable, la mise en œuvre de l’EBM conduirait à négliger de facto l’expérience des personnes soignées. De telles critiques ont contribué à justifier l’essor de multiples approches alternatives du soin dont nous évoquerons les plus dynamiques. Même si celles-ci sont hétérogènes quant à leurs origines, leurs objectifs, les processus sur lesquels elles s’appuient, et leurs domaines d’application, nous montrerons leur convergence vers une série de dimensions dont le noyau central repose sur la confiance en la capacité des personnes soignées à participer elles-mêmes aux décisions de soins. Nous illustrerons ces perspectives pour fonder des soins authentiquement personnalisés avec la clinique fondée sur les valeurs, en assumant une complémentarité avec la clinique fondée sur les données probantes.

 

* Bernard Pachoud est psychiatre, professeur de psychopathologie à l’Université Paris Diderot et spécialiste des questions d’insertion et du paradigme du rétablissement des troubles psychiatriques sévères. Ses recherches ont pour objets les déterminants du devenir à long terme de ces personnes, et les facteurs de leur réinsertion sociale et professionnelle (voir par ex. Le soutien à l’emploi (ou les pratiques de “ job coaching”) : une nouvelle stratégie d’insertion professionnelle des personnes en situation de handicap psychique » L’Evolution Psychiatrique, 78 (1), 2013,107-117). Plus largement il s’intéresse à l’interface disciplinaire entre philosophie et psychiatrie : il a mené des recherches autour du concept de la médecine fondée sur les valeurs au sein de LPEM (voir la traduction de B. Fulford et al., La clinique fondée sur les valeurs, Doin, 2017).

 


18-Bloy Géraldine* | Maîtresse de conférences en sociologie, LEDi EA 7467 Université de Bourgogne,

& Thévenot Marion* | Interne en médecine générale, Université Paris-Sud)

MÉDECINE GÉNÉRALE ET SCIENCES SOCIALES A LA CROISÉE DES SAVOIRS SUR LA PRÉVENTION : RETOUR SUR DEUX EXPÉRIENCES DE FORMATION DE JEUNES MÉDECINS A LA RECHERCHE/PAR LA RECHERCHE

Il s’agira d’opérer un retour réflexif sur deux enquêtes collectives sur la prévention, menées avec les internes des Départements de médecine générale de Paris-Descartes et Paris-Sud, relativement originales dans le contexte français. L’une, PrevQuali, explore les pratiques préventives des médecins généralistes ; l’autre, PrevER (Prévention : Expériences et Représentations) s’intéresse aux façons contemporaines de s’occuper de sa santé des personnes « ordinaires ». Dans un premier temps, nous développerons une réflexion épistémologique et méthodologique, contextualisée (naissance de la filière universitaire de médecine générale et émergence d’une recherche « en médecine générale », moment d’ouverture aux méthodes qualitatives) et précisément ancrée dans cette aventure au long cours (conditions locales de possibilité, déplacements opérés, malentendus ou épreuves, réalisations…). Dans un second temps, une jeune médecin rendra compte de l’expérience des internes en revenant sur son parcours d’initiation à la recherche en sciences sociales autour de la problématique de la prévention « ordinaire » des risques liés à l’alcool, dans les pratiques des généralistes et dans l’expérience des patients. Elle proposera un premier bilan de la façon dont elle a réussi à circuler entre différents types de savoirs (cliniques, biomédicaux, de santé publique, de sciences sociales… et profanes) et le gain d’intelligibilité ainsi produit sur les pratiques d’alcoolisation en lien avec la santé. De premiers résultats seront présentés, qui précisent et renouvellent la compréhension des manières – professionnelles ou profanes, mais toujours profondément culturelles – d’appréhender les risques.

 

 


19-Claire Georges | médecin, Présidente du Collectif national des Permanences d’Accès aux Soins de santé, PASS hôpital Saint Louis

& Denis Mechali | médecin, PASS Hôpital Saint Louis

LES PASS : L’HUMAIN FACTEUR DE PERTINENCE MÉDICO-ÉCONOMIQUE

À contrecourant des « logiques » économiques prévalentes, les Permanences d’Accès aux Soins de Santé (PASS) proposent une approche d’un soin centré sur l’humain à la fois frugale et efficiente. Face aux situations hors cadres et hétérogènes rencontrées chez les publics en situation de précarité, les professionnels des PASS envisagent un soin global qui repose en grande partie sur les capacités de l’« humain soignant ». La coordination relationnelle d’équipe, dépassant la seule logique du soin des pathologies, permet de prendre en compte le contexte psychologique et social de la personne, en proposant des options réalistes. Réflexion, capacité d’adaptation, empathie, intelligence et sagesse pratique s’avèrent des dispositions trop peu valorisées et pourtant essentielles pour un soin pertinent et efficace.

 


20-Nicola Bertoldi | Université de Paris 1 Panthéon – Sorbonne, Institut d’Histoire et de Philosophie des Sciences et des Techniques, UMR 8590

& Antonine Nicoglou | Université de Tours, Faculté de médecine, Inserm UMR 1253 Imagerie et Cerveau

GÉNOMIQUE ET MÉDECINE PRÉDICTIVE : PROBLÉMATIQUES ET ENJEUX TRANSVERSAUX

Cette communication propose de restituer quelques résultats issus des « Rencontres France- NHGRI (National Human Genome Research Institute) », organisées par Philippe Huneman (IHPST, CNRS) et Chris Donohue (NHGRI, USA) dans le cadre du programme « La personne en médecine ». Ces rencontres ont consisté en deux workshops, consacrés aux problèmes épistémologiques, historiques, éthiques et politiques soulevés par la médecine prédictive ou personnalisée. De telles questions touchent notamment à un vaste nombre de sujets, tels que, par exemple, les relations entre gènes et conditions environnementales dans l’émergence de certaines pathologies, la redéfinition des concepts de santé et de maladie, ainsi que d’autres catégories nosologiques, au prisme de la médecine prédictive, ou encore l’impact du développement de cette nouvelle approche thérapeutique sur les inégalités entre différents groupes sociaux. Les intervenants qui ont contribué aux workshops ont ainsi adressé différents aspects de telles problématiques, dont nous développerons ici certains enjeux d’intérêt transversal.

 

 

 


21-Discussion

 

Arnaud Pagnol-Bernard Pachoud

NOUVELLES VOIES POUR LA PERSONNALISATION DES SOINS

Géraldine Bloy-Marion Thévenoz

MÉDECINE GÉNÉRALE ET SCIENCES SOCIALES A LA CROISÉE DES SAVOIRS SUR LA PRÉVENTION : RETOUR SUR DEUX EXPÉRIENCES DE FORMATION DE JEUNES MÉDECINS A LA RECHERCHE/PAR LA RECHERCHE

Claire Georges – Denis Mechali

LES PASS : L’HUMAIN FACTEUR DE PERTINENCE MÉDICO-ÉCONOMIQUE

Nicola Bertoldi – Antonine Nicoglou

GÉNOMIQUE ET MÉDECINE PRÉDICTIVE : PROBLÉMATIQUES ET ENJEUX TRANSVERSAUX

 

 


22-Benoît Eyraud | Maître de conférences en sociologie, Université Lyon 2

FAVORISER LA PARTICIPATION DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP AUX DÉBATS QUI LES CONCERNENT : QUELQUES ENSEIGNEMENTS TIRES D’UNE DÉMARCHE COLLABORATIVE AUTOUR DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES

La Convention relative aux droits des personnes handicapées de l’ONU constitue un exemple de forum hybride au sein duquel l’expérience et l’expertise des personnes concernées ont été prises en compte. L’article 12 et son interprétation, qui remettent en cause la légitimité et la légalité des mesures de protection juridique, est à cet égard emblématique. Prenant acte de l’absence de débats en France à ce sujet et du peu de visibilité de cette convention, un collectif de chercheurs en sciences humaines et sociales a décidé de favoriser le dialogue autour de l’article 12 et des mesures de protection juridique et d’organiser des espaces de forums incluant des personnes directement concernées. Cette démarche nous a permis de nous confronter aux difficultés posées par « cet impératif participatif » qui sous-tend le débat public : que produit-on en incitant les personnes à participer ? À quoi propose-t-on de participer ? Avec quel(s) autre(s) participant(s) ? À quel titre les personnes participent-elles ? Au nom de leur expérience d’une vulnérabilité particulière ? Au nom de leur commune citoyenneté ? Quels sont les effets bénéfiques et les risques de ces incitations à la participation ? Quelles sont les conséquences pour les personnes elles-mêmes, les professionnels, les institutions ? https://confcap-capdroits.org/

 


 

23-Nicolas Marquis | Professeur de sociologie, Université Saint-Louis – Bruxelles, co- directeur du CASPER,

& Baptiste Moutaud | Anthropologue, chargé de recherche CNRS au Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative UMR 7186, Université Paris Nanterre

PAR-DELÀ LA DÉNONCIATION OU LA CÉLÉBRATION : DÉCRIRE LA VIE DES PERSONNES SOUFFRANT DE TROUBLES PSYCHIQUES DANS ET APRÈS LA PSYCHIATRIE

Cette communication sera l’occasion d’un retour sur le colloque « Normale ou ordinaire, accomplie ou autonome ? La vie et des formes pour les personnes souffrant d’un trouble mental chronique dans et après la psychiatrie » (Bruxelles, septembre 2016), qui, avec le soutien du Programme, a réuni près de 300 communicants et participants. Elle posera la question, à la fois méthodologique et épistémologique, de ce que peut apporter une perspective de sciences sociales à la mise sur pied de dialogues et de débats entre acteurs et observateurs des mondes de la santé mentale. Elle défendra l’idée que les descriptions conjointes des pratiques quotidiennes de soins, des expériences vécues par les différents acteurs (soignants de différentes professions et obédiences théoriques, bénéficiaires, proches, etc.) et du contexte moral dans lequel les transformations du soin en psychiatrie prennent place peuvent aider les différentes parties à se mettre d’accord sur leurs désaccords et plus peut-être plus globalement d’augmenter leur réflexivité.

 

 


24-Kirsten Ostherr | Professor of English, Director Medical Futures Lab, Rice University, Houston, Texas

TECHNO-MEDIATED PERSONHOOD IN MEDICINE: FROM VISUAL IMAGES TO INVISIBLE HEALTH DATAFICATION KIRSTEN OSTHERR

 


25-Céline Lefève & Alexis Zimmer | historien, post-doctorant, LPEM

ÉTAT DES LIEUX DES ENSEIGNEMENTS EN SCIENCES HUMAINES ET SOCIALES (SHS) DANS LA FORMATION MÉDICALE EN FRANCE ET ACTIONS DE FORMATION DE LPEM

En lien avec le Collège des Humanités médicales. Enseignants de SHS en facultés de médecine et de santé (COLHUM), LPEM a conduit une enquête faisant l’état des lieux complet des enseignements de sciences humaines et sociales dans l’ensemble des facultés de médecine françaises. Seront présentés ici les principaux résultats de cette enquête, insistant sur les axes directeurs, les disciplines impliquées, les évolutions actuelles mais aussi les difficultés et les disparités de ces enseignements. Par ailleurs, dans le contexte national et international de développement des humanités dans les formations en santé, cette intervention sera l’occasion de présenter des innovations de formation en humanités médicales et en éthique portées par LPEM tant en direction des étudiants de médecine que des professionnels hospitaliers et de la société. Ces innovations s’articulent avec le projet de la Chaire coopérative « Philosophie à l’hôpital » (AP-HP/ENS).

 

 


26-Discussion

 

Benoît Eyraud

FAVORISER LA PARTICIPATION DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP AUX DÉBATS QUI LES CONCERNENT : QUELQUES ENSEIGNEMENTS TIRES D’UNE DÉMARCHE COLLABORATIVE AUTOUR DE LA CONVENTION INTERNATIONALE DES DROITS DES PERSONNES HANDICAPÉES

Nicolas Marquis & Baptiste Moutaud

PAR-DELÀ LA DÉNONCIATION OU LA CÉLÉBRATION : DÉCRIRE LA VIE DES PERSONNES SOUFFRANT DE TROUBLES PSYCHIQUES DANS ET APRÈS LA PSYCHIATRIE

 


 

27-François Villa

CONCLUSION

 

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