• Poste de chercheur post-doc – durée de 12 à 24 mois

    Posté le 9 juillet, 2019 | Catégorie : Actualités, Offres d'emplois.

    Poste de chercheur post-doc – durée de 12 à 24 mois

    Modes de subjectivation de la souffrance en cancérologie

    Financé par le programme interdisciplinaire « La personne en médecine » (LPEM) Université de Paris

    L’activité de recherche portera sur les processus de subjectivation des patients atteints de cancer, et plus largement encore sur les répercussions psychosociales et intrapsychiques des maladies cancéreuses, en particulier les leucémies, chez l’adolescent, le jeune adulte et l’adulte. Ces répercussions font suite aux traitements médicaux lourds et potentiellement traumatiques subis par ces patients et leur entourage familial (hospitalisations répétées, greffes de moelle, séjours en soins intensifs, etc.). Les répercussions psychosociales de ces traitements lourds sur le personnel soignant peuvent également entrer en ligne de compte.

    Cette activité de recherche s’inscrira dans l’orientation interdisciplinaire qui caractérise le programme « La personne en médecine » (http://lapersonneenmedecine.uspc.fr/). Ce programme ancre ses recherches dans les réalités de terrain des acteurs de la maladie (malades, professionnels de santé, étudiants en médecine et en santé). Une dimension participative où les professionnels et les patients participent à la coproduction des connaissances et à leur diffusion caractérise également sa démarche.

    En conséquence, ce poste de post-doc s’adresse à des candidats ayant préalablement soutenu une thèse de doctorat en sciences humaines et sociales (SHS). La thématique de recherche doit avoir porté sur le champ médical au sens large.

    Le candidat s’intégrera dans une équipe de chercheurs-doctorants, d’enseignants-chercheurs, et de cliniciens (équipe sciences humaines à l’IUH – St. Louis dirigée par le Pr. N. Boissel, le Pr. K.L. Schwering, et Elise Ricadat, MCF). Il participera à la rédaction d’articles en anglais à partir de données issues de recherches déjà menées par l’équipe. Il construira des projets de recherche (revue de la littérature, méthodologie, etc.) en vue de la soumission pour des appels d’offres à venir. Il participera à des projets de recherche en cours.

    Les compétences attendues pour ce poste :

    • –  un cursus universitaire de qualité (notes aux mémoires de M1 et de M2 ; thèse avec mention)
    • –  une bonne connaissance du champ médical et/ou du champ de la santé
    • –  la maîtrise de l’anglais, y compris à l’écritSeront considérés comme des atouts :
    • –  une expérience dans la mise en œuvre de projets de recherche qualitative et/ou quantitative dansle champ de la médecine.
    • –  la publication d’au moins un article en langue anglaise dans une revue avec comité de lecture.Les candidat.e.s doivent adresser leur CV, copies de diplômes, et lettre de motivation au plus tard le 1er septembre 2019 à minuit au Pr. Karl-Leo Schwering (schwering@univ-paris13.fr) et à Madame Elise Ricadat (elisericadat@gmail.com).

      L’entrée en fonction sera immédiate, et au plus tard le 1.10.2 019.

  • APPEL A CANDIDATURES POST-DOCTORALES 2019

    Posté le 9 juillet, 2019 | Catégorie : Actualités, Offres d'emplois.

    APPEL A CANDIDATURES POST-DOCTORALES 2019

     

    Le programme interdisciplinaire « La Personne en médecine » (LPEM) (http://lapersonneenmedecine.uspc.fr/) lance à un appel pour le recrutement d’un post-doctorant pour une durée de 12 mois renouvelable.

    Le projet de post-doctorat doit s’inscrire dans un ou plusieurs axes thématiques du programme LPEM et comporter une dimension pluridisciplinaire. Il sera réalisé au sein d’un laboratoire participant au programme LPEM sous la responsabilité d’un chercheur référent.

    Date de remise des candidatures : 15 septembre 2019 à midi.

    Le programme « La Personne en médecine »

    Afin de connaître et d’améliorer les pratiques et les politiques de santé, le programme « La Personne en médecine » étudie les modes de subjectivation des malades et de leur entourage, c’est-à-dire leurs manières de se concevoir, de se construire et d’agir comme sujets psychiques, éthiques et politiques dans les rapports actuels à la maladie et à la médecine. Notre hypothèse est que ces modes de subjectivation doivent être analysés conjointement à ceux des professionnels de santé, en particulier ceux liés à leur formation aux dimensions psychiques, sociales et éthiques de la médecine. Il s’agit de comprendre comment la personne malade expérimente la maladie, dans la médecine et dans la société, comment elle s’y construit comme acteur psychique, social, éthique et politique. Il s’agit aussi d’étudier les manières dont les professionnels de santé se forment, s’organisent, travaillent et décident ensemble – ce qui éclaire les manières dont la personne malade et son entourage sont conçus, pris en charge et en compte.

    Le programme promeut tant des recherches en SHS sur la médecine que des recherches collaboratives impliquant conjointement SHS et sciences biomédicales. Il est besoin d’analyses globales tout autant que d’analyses locales menées au plus près des acteurs et des pratiques. L’interdisciplinarité du programme repose sur un parti pris scientifique assumé qui vise à renouveler les analyses épistémologiques et éthiques en médecine, en les mettant au double défi, d’une part, des recherches des sciences sociales, et, d’autre part, de recherches menées ensemble par des chercheurs en SHS et en médecine.

    Axe 1 : Modes de subjectivation des patients et de leur entourage – « la maladie à vie »

    Les recherches interdisciplinaires de LPEM étudient l’expérience contemporaine de la maladie chronique et, au-delà, de ce que nous avons appelé « la maladie à vie ». Les enjeux sont 1. de comprendre comment la personne malade expérimente la maladie dans la médecine et la société, et comment elle se construit, parfois dès l’enfance, comme acteur psychique, social, éthique et politique ; 2. de mieux connaître l’expérience de la maladie dans la durée pour améliorer la qualité des soins médicaux et non médicaux ; 3. de montrer comment ces nouvelles normes de vie remettent en cause le paradigme de la guérison et demandent de nouvelles pratiques de soin : une médecine de l’incurable et de l’accompagnement.

    Axe 2 : Les transformations de la clinique et les nouveaux paradigmes du soin :

    Les maladies graves ou chroniques suscitent de nouvelles approches des soins, qui ne sont plus centrées seulement sur la maladie, mais prennent en compte la personne et ses conditions sociales d’existence, ses interactions sociales, ses valeurs, engagements et projets. Or l’attention et le soin portés à la personne (care) ne doivent pas être conçus comme complémentaires du traitement de la maladie (cure), mais comme le cadre englobant et prioritaire au sein duquel intégrer le traitement de la maladie. Cette perspective requiert de promouvoir la participation active des patients à leurs soins, de veiller au respect et à la promotion des droits

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    des personnes, en particulier en situation de handicap ou de vulnérabilité, notamment celui de participer aux décisions médicales les concernant et de promouvoir leur empowerment.

    Axe 3 : Humanités médicales : des recherches à la formation des médecins et des professionnels de santé

    Les humanités médicales constituent une dénomination nouvelle pour des recherches parfois anciennes engageant des disciplines très différentes selon les pays. Le programme se consacre en particulier à l’histoire et l’actualité de la formation des médecins et des professionnels de santé. La formation initiale, la socialisation, les pratiques des professions de santé connaissent en effet d’importantes évolutions épistémologiques, organisationnelles et politiques. Il s’agit de fonder sur des recherches scientifiques en histoire, épistémologie, éthique, littérature et psychanalyse, et sur la connaissance des expériences internationales, des propositions pédagogiques innovantes.

    Axe 4 : Enjeux psychiques, sociaux et éthiques de l’e-médecine et de l’introduction des objets connectés en médecine.

    À la suite de la loi « Hôpital, Patients, Santé, Territoires » (2009), se sont développés de nouveaux types d’intervention à distance par les professionnels médicaux. L’évaluation de ces dispositifs (au sens large, objets et organisations) se doit d’inclure non seulement les évaluations cliniques habituelles et les nouvelles formes méthodologiques (évaluation en vie réelle) et médico-économiques, mais aussi leurs aspects subjectifs et éthiques. L’analyse des représentations, usages et valeurs des acteurs est un volet essentiel de ces travaux, car ces dispositifs ne produisent pas seulement un changement de l’expérience intime du sujet avec lui-même, mais interfèrent également dans la façon dont la relation thérapeutique entre le patient et son médecin, et plus largement son équipe soignante, va se nouer.

    La présentation détaillée des axes, recherches et activités menées dans le cadre du programme sont à retrouver sur le site http://lapersonneenmedecine.uspc.fr/

    Modalités de candidature

    Sont éligibles, les titulaires d’un doctorat dans une discipline relevant des sciences humaines ou sociales (histoire et philosophie des sciences, éthique, sociologie, anthropologie, psychologie, psychanalyse, études sur la littérature et les arts…), délivré entre le 15/09/2015 et le 15/09/2019

    Le candidat doit fournir par mail les pièces suivantes :

    1. Curriculum vitae avec la liste des publications
    2. Copie du diplôme de doctorat ou attestation faisant foi
    3. Rapport de soutenance de la thèse de doctorat
    4. Lettre de candidature (2 pages maximum) précisant l’inscription du projet dans le programme LPEM
    5. Projet de recherche et d’activités post-doctorales (5 pages maximum) comportant les éléments suivants : exposé de la problématique, objectifs et hypothèses de la recherche sur la base d’un « état de l’art « ; présentation de la méthodologie ; plan de travail : étapes, calendrier prévisionnel sur 12 mois, productions et collaborations envisagées (des activités de valorisation de la thèse pourront être prévues) ; bibliographie (maximum 1 page).Le projet de recherche et d’activités post-doctorales peut être rédigé en anglais. Toutefois, un bon niveau de compréhension et d’expression orale en français est requis.

    Ces pièces doivent être envoyées à ariane.brehier@univ-paris-diderot.fr, le 15 septembre 2019 à midi au plus tard.

    Les dossiers seront examinés par le bureau du programme LPEM. Les résultats seront communiqués par mail avant fin septembre.

    Pour tout renseignement, contacter : Céline Lefève celine.lefeve@gmail.com et/ou François Villa villa@univ-paris-diderot.fr

  • Psychiatrie, neurologie, neurosciences cognitives, (dir) R. Schneckenburger, S. Troubé

    Posté le 2 juillet, 2018 | Catégorie : Actualités, Ouvrages.

    Résumé

    Qu’appelle-t-on aujourd’hui « neurospsychiatrie » ou « neurosciences cliniques » ? Que recouvre encore le vocable de « psychiatrie », redessiné par les mutations profondes de ce que l’on nomme la santé mentale, et par la révolution neuroscientifique qui vise à transformer ses méthodologies de recherche aussi bien que ses champs d’application clinique ? L’essor des neurosciences cognitives a rendu particulièrement mouvantes les frontières de la psychiatrie et la neurologie, exigeant de rouvrir la question de leurs points de dialogue, de chevauchement ou d’incompatibilité.

    Les contributions de cet ouvrage adoptent une méthode pluridisciplinaire, au croisement de la philosophie et de l’histoire des sciences, de la neurologie, de la psychiatrie et des sciences sociales. Replaçant l’accent sur la construction historique de la psychiatrie et de la neurologie, elles proposent de contextualiser et de circonscrire les enjeux actuels de leur mutation, en ses diverses implications : épistémologiques – dans les perspectives de recherche qu’elle rend possible, cliniques – dans ses points d’application ou de butée thérapeutiques – et sociétales – dans le changement de regard induit sur la pathologie mentale, entre maladie de l’esprit et maladie du cerveau.

     

    Sommaire

    Préface – L’éternel retour de la neuropsychiatrie ?, par Romain Schnekenburger & Sarah Troubé

     

    Première partie – Rapports de la neurologie et de la psychiatrie : quels problèmes pour quels héritages ?

     

    Dégénérescence et dissolution du système nerveux. Modèle neurologique et catégories psychiatriques à la fin du XIXe siècle, par Claude-Olivier Doron

     

    La distinction entre neurologie et psychiatrie en France entre 1940 et 1968 : le point de vue de quelques neuropsychiatres, par Romain Schneckenburger

     

    Faire entrer le point de vue du patient dans des cases : syndromes de déni et anosognosie dans la neuropsychiatrie américaine d’après-guerre, par Scott Phelps

     

    Créer des « territoires de convergences » : le cas du diencéphale, par Émilie Bovet

     

    Psychiatrie, neurologie et psychanalyse : Freud élève de Theodor Meynert, par Thomas Lepoutre

     

    Seconde partie – Neurologie, psychiatrie, neurosciences : lieux de convergences et specificites disciplinaires

     

    Perspectives neurocognitives sur un objet psychiatrique : le délire psychotique et ses spécificités cliniques, par Sarah Troubé

     

    Du volontaire à l’involontaire ?  Expérimentation clinique et la reconfiguration de la continuité du moteur au mental en neurosciences, par Baptiste Moutaud

     

    La perspective du rétablissement : un tournant paradigmatique en santé mentale, par Bernard Pachoud

     

    Postface – Neurologie et psychiatrie : éloge d’une différence, par Bruno Falissard

  • Penser le soin avec Simone Weil

    Posté le 30 mars, 2018 | Catégorie : Actualités, Ouvrages.

    Dans un texte lumineux intitulé « L’amour de Dieu et le malheur », la philosophe Simone Weil pose de manière tranchante la question du soin qui peut être apporté aux êtres humains dans la plus profonde détresse. Que peut encore le soin dans ces situations extrêmes ? Touche-t-il ici ses limites ? Est-il possible d’apprendre à percevoir le malheur lui-même, qui sait si bien se rendre invisible et dont nous détournons volontiers le regard ? Les éditeurs ont demandé à des médecins, philosophes, sociologues et écrivains de proposer leur propre lecture du texte de Simone Weil. Ces éclairages à chaque fois spécifiques ouvrent sur des questions des plus contemporaines et des plus urgentes pour penser le soin. C’est également ce faisant un apport essentiel et pourtant peu connu de la pensée de Simone Weil qui est ici exploré.

    Avec les contributions de Patrick Autréaux, Carole Bouleuc, Pascal David, Sylvie Dolbeault, Martin Dumont, Marion Hendrickx, Dominique Lossignol, Nicolas Marquis, Jean-Christophe Mino, Frédéric Worms, Nathalie Zaccaï-Reyners.

      Table des matières :

    Introduction. Penser le soin avec (et contre) Simone Weil,

    par Martin Dumont et Nathalie Zaccaï-Reyners…………………… 9

    L’amour de Dieu et le malheur (1942),

    par Simone Weil ……………………………….. 17

    Lectures :

    Le malheur, le soin, l’amour des êtres humains,

    par Frédéric Worms……………………………. 75

    Aller vers le lieu sans amour. Simone Weil et Claude Balier, la clinique psychiatrique des « exclus de l’humanité »,

    par Marion Hendrickx ……………………….. 91

    Le soin de l’âme et la vérité du malheur,

    par Pascal David……………………………….. 103

    Patients et soignants face au malheur,

    par Carole Bouleuc…………………………….. 115

    La face terrible du malheur,

    par Martin Dumont…………………………… 125

    De la compassion à une éthique du care. Réflexions à partir du handicap,

    par Myriam Winance…………………………. 139

    Soigner la détresse psychique en oncologie,

    par Sylvie Dolbeault…………………………… 149

    Puissances et limites de l’amour face à la répulsion. Quelques réflexions depuis les sciences humaines et sociales,

    par Nathalie Zaccaï-Reyners ………………… 163

    La souffrance peutelle avoir un sens ?

    par Dominique Lossignol …………………….. 173

    Déprise, sorcellerie et résilience,

    par Nicolas Marquis…………………………… 183

    Une économie du malheur ?

    par Jean-Christophe Mino …………………… 195

    Ouverture :

    Vous aviez mon cœur…

    par Patrick Autréaux………………………….. 205

    Les auteurs…………………………………………… 217

  • OMERTA À L’HÔPITAL. Le livre noir des maltraitances faites aux étudiants en santé

    Posté le 31 mars, 2017 | Catégorie : Actualités, Ouvrages.

    En 2013, l’unique enquête nationale réalisée auprès de 1472 étudiants en médecine a permis de chiffrer les violences qu’ils subiraient durant leurs études : plus de 40 % d’entre eux ont déclaré avoir été confrontés personnellement à des pressions psychologiques, 50 % à des propos sexistes, 25 % à des propos racistes, 9 % à des violences physiques et près de 4% à du harcèlement sexuel. De même, 85,4 % étudiants en soins infirmiers considèrent que la formation est vécue comme violente dans la relation avec les équipes encadrantes en stage.

    Pour mieux comprendre cette souffrance, Valérie Auslender a lancé un appel à témoins en août 2015 et recueilli plus d’une centaine de témoignages d’étudiants en professions de santé.

    Neuf experts proposent ensuite des pistes de réflexion : Didier Sicard, professeur émérite à l’université Paris Descartes et président d’honneur du Comité consultatif national d’éthique ; Christophe Dejours, psychiatre, psychanalyste et expert de la souffrance au travail ; Cynthia Fleury-Perkins, philosophe, psychanalyste et professeur à l’American University of Paris ; Céline Lefève, philosophe et maître de conférences en philosophie de la médecine ; Olivier Tarragano, psychiatre, psychanalyste et directeur du Pôle Santé de Sciences Po ; Gilles Lazimi, médecin généraliste et membre de la commission santé du Haut Conseil de l’Égalité entre les femmes et les hommes ; Emmanuelle Godeau, médecin de santé publique, anthropologue et chercheur à l’Inserm ; Bénédicte Lombart, infirmière, cadre de santé et docteure en philosophie pratique et éthique hospitalière ; Isabelle Ménard, infirmière puéricultrice et formatrice en institut de formation en soins infirmiers.

  • La place de l’industrie pharmaceutique dans la pratique et la formation médicales – 13 janvier 2017 à 14h

    Posté le 15 décembre, 2016 | Catégorie : Actualités.

    Nous sommes heureux de vous convier à la troisième séance du Séminaire international « Humanités Médicales »,
    « La place de l’industrie pharmaceutique dans la pratique et la formation médicales »
    Avec Nils Kessel (historien — Paris-Est Marne-la-Vallée) et Paul Scheffer (sciences de l’éducation — Paris 8 et association FORMINDEP)
    La séance aura lieu le 13 janvier de 14 h à 17 h en salle du conseil de l’UFR de médecine de Paris 7 – 10 avenue de Verdun Paris 10e

    Titres et résumés des interventions seront diffusés ultérieurement.
    Ce séminaire est organisé par le Programme interdisciplinaire USPC « La Personne en médecine » avec la collaboration du projet GIGS (Spiral – Université de Liège).


    Ce séminaire est ouvert à tous, mais intéressera plus particulièrement les personnes dont médecine et soin constituent une pratique et/ou un objet de recherche (professionnels de santé, chercheurs et étudiants en médecine, chercheurs en sciences humaines et sociales).

    L’argument et le programme complet du séminaire sont consultables ici.

    Contact pour toute question : ariane.brehier@univ-paris-diderot.fr  ; alexis.zimmer@univ-paris-diderot.fr

    Bien cordialement,
    Céline Lefève, François Thoreau & Alexis Zimmer 

     

    Alexis Zimmer, PhD
    Post-doctoral researcher
    Institut des Humanités de Paris — USPC « La personne en médecine »
    alexis.zimmer@univ-paris-diderot.fr

  • Maladies chroniques : enjeux de justice – enjeux politiques – 20 janvier 2017 à 14h

    Posté le 15 décembre, 2016 | Catégorie : Actualités.

    Le Programme interdisciplinaire USPC « La Personne en médecine » et l’Espace de recherche et d’information sur la greffe hépatique de l’Hôpital Beaujon, en partenariat avec les Hôpitaux Paris Nord et la Chaire « Philosophie à l’hôpital » (AP-HP), vous invitent à la troisème séance du séminaire « Philosophie de la maladie chronique » 
     
    qui aura lieu le vendredi 20 janvier 2017 
     
    à l’hôpital Beaujon
    amphithéâtre Jean-Pierre Benhamou (bibliothèque Abrami)
    100 bvd du général Leclerc 92110 CLICHY.
     
    Nous aurons le plaisir d’entendre Daniel Weinstock (Directeur de l’Institut de politiques sociales et de santé de l’Université McGill et Professeur à la Faculté de Droit) et Valérie Gateau (Chercheur à l’ERI Hôpital Beaujon Centre Canguilhem post-doctorante du programme USPC La Personne en médecine) sur le thème :
     
    « Maladies chroniques : enjeux de justice, enjeux politiques ».
     
    Ce séminaire est ouvert à tous les professionnels de santé (médicaux et para-médicaux), aux étudiants et aux administratifs. Il a lieu un vendredi tous les deux mois de 14h à 15h30, alternativement sur les sites Beaujon et Bichat. 
     
    N’hésitez pas à diffuser dans vos réseaux et à toute personne intéressée.
    Informations : lapersonneenmedecine.uspc.fr 
     
    Programme :
     
     – Vendredi 14 octobre, Beaujon, Séance 1 : « Introduction : médecine et philosophie », Cynthia Fleury (Philosophe, Hôtel Dieu) & Fréderic Worms (Pr. de philosophie, ENS).
     – Vendredi 18 novembre, Bichat, Séance 2 :  » Le soin et les morales de la compassion« , Anne Fagot-Largeault (Collège de France, Chaire de Philosophie des Sciences Biologiques et Médicales, Paris) et Karim Sacré (PU-PH, Service de Médecine Interne, Hôpital Bichat / Université Paris Diderot) 
    – Vendredi 20 janvier, Beaujon, Séance 3 : « Maladie chroniques, enjeux de justice et enjeux politiques », Daniel Weinstock (Directeur de l’Institut de politiques sociales et de santé de l’Université McGill et Professeur à la Faculté de Droit) & Valérie Gateau (Espace de recherche et d’information sur la greffe hépatique, Hôpital Beaujon/Programme interdisciplinaire USPC La Personne en médecine)
    – Vendredi 3 mars, Bichat, Séance 4 : « Maladies chroniques : pour une médecine de la personne », Gérard Reach (Pr émérite de diabétologie, Université Paris 13)
    – Vendredi 28 avril, Beaujon, Séance 5 : « Maladie chronique et greffe d’organes », Christian Baudelot (Pr émérite de sociologie, ENS) & Philippe Steiner (Pr de sociologie, Université Paris 4)
    – Vendredi 12 mai, Bichat, Séance 6 : « La médecine fondée sur les valeurs », Bill Fulford (Philosophe et psychiatre, University of Oxford) (séance à confirmer)
    – Vendredi 30 juin, Beaujon, Séance 7 : « Maladies chroniques de l’enfance », Karl-Léo Schwering (Pr de psychopathologie, Université Paris 13)
     
     
    Avec les progrès médicaux et l’allongement de la durée de la vie, les maladies chroniques voient s’élargir leurs contours. Elles renvoient désormais à certaines pathologies qui en sont comme les figures historiques (diabète, insuffisance rénale, troubles mentaux) mais aussi à de nouvelles allures de vie liées à un traitement médical (greffe, après cancer) ou encore à des maladies rares autrefois létales. Au-delà de ces nouvelles définitions épistémologiques, le terme de « maladie chronique » continue d’être traversé par des sens différents selon que l’on adopte le point de vue du médecin, qui peut parfois s’arrêter à l’évolution des symptômes et des traitements, ou que l’on adopte celui de la personne malade qui ne se réduit pas à son statut de patient et dont la vie excède la médicalisation de sa maladie. 
    Ainsi les maladies chroniques font voir à ceux qu’elles affectent et à ceux qui les soignent la vie sous un autre jour, dans ses dimensions tant existentielles et sociales que corporelles et psychiques. « Vivre avec une maladie chronique » – selon l’expression désormais consacrée et dont il faut peut-être mesurer l’euphémisation – consiste dans la recherche précaire d’une norme de vie qui concilie vulnérabilité et autonomie, et dans la négociation permanente entre des mondes et des rôles sociaux différents, entre les exigences de la vie ordinaire (familiale, sociale, etc.) et les contraintes imposées par la maladie et la médecine. Ces maladies signifient également la reconfiguration voire l’émergence de nouveaux rapports à soi et au temps. Elles sont à l’origine de sentiments et de savoirs, d’expériences et de pratiques très divers selon les individus et selon les moments de la maladie. 
    Enfin, elles nécessitent des prises en charge impliquant la mise en réseau de nombreux professionnels médicaux, para-médicaux et médico-sociaux, à l’hôpital et en ville. Elles requièrent par conséquent de repérer les besoins, expériences et pratiques qui leur sont spécifiques, ainsi que la façon dont elles reformulent la réflexion éthique (axiologique et normative) sur la médecine et la maladie. L’enjeu est d’adapter au mieux le soin médical à ces situations, dans une démarche attentive aux contraintes, valeurs et normes de l’ensemble des acteurs.
     
    Bien cordialement, 
     
    Céline Lefève
    MC philosophie de la médecine – Université Paris Diderot
    Co-responsable du Programme interdisciplinaire USPC « La Personne en médecine » 
    Responsable du Projet pédagogique innovant « USPC Humanités médicales » 
    Directrice du Centre Georges Canguilhem, chercheuse affectée SPHERE
     
    Valérie Gateau
    Chercheur à l’Espace de Recherche et d’Information sur la Greffe Hépatique (ERI)
    Centre Georges Canguilhem et Hôpital Beaujon.
    Post-doctorante du Programme interdisciplinaire Université Sorbonne Paris Cité « La Personne en médecine »

     

  • Garantir les capacités civile et politique des personnes en situation de vulnérabilité – Patrick Gohet

    Posté le 9 juin, 2016 | Catégorie : Actualités, Vidéos.

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