• Maladie chronique « Médecine de la personne à l’hôpital : l’hospitalité comme bientraitance ordinaire ».

    Maladie chronique « Médecine de la personne à l’hôpital : l’hospitalité comme bientraitance ordinaire ».

    Séminaires
    Le vendredi 02 juin 2017
    de 14h à 15h30

    à l'hôpital Beaujon, Amphithéâtre J-P. Benhamou (Bibliothèque Abrami), 100 Bvd du Général Leclerc 92110 CLICHY.
    Le Programme interdisciplinaire USPC « La Personne en médecine » et l’Espace de recherche et d’information sur la greffe hépatique de l’Hôpital Beaujon, en partenariat avec les Hôpitaux Paris Nord et la Chaire « Philosophie à l’hôpital » (AP-HP), vous invitent à la cinquième séance du séminaire « Philosophie de la maladie chronique ».
     
    Nous aurons le plaisir d’entendre Gérard Réach  (Professeur émérite de diabétologie à l’Université Paris 13) sur le thème :
     
    « Médecine de la personne à l’hôpital : l’hospitalité comme bientraitance ordinaire ».
     
    Discutante : Céline Lefève (MC philosophie de la médecine, Centre Georges Canguilhem/SPHERE, Université Paris Diderot) 
     
    Le séminaire aura lieu le 
    vendredi 2 juin 2017 de 14h à 15h30 

    à l’hôpital Beaujon, Amphithéâtre J-P. Benhamou (Bibliothèque Abrami), 100 Bvd du Général Leclerc 92110 CLICHY. 
     
    Ce séminaire est ouvert à tous les professionnels de santé (médicaux et para-médicaux), aux étudiants et aux administratifs. 
    Informations et inscriptions : 
     
     
    En savoir plus sur le séminaire : 
     
    Avec les progrès médicaux et l’allongement de la durée de la vie, les maladies chroniques voient s’élargir leurs contours. Elles renvoient désormais à certaines pathologies qui en sont comme les figures historiques (diabète, insuffisance rénale, troubles mentaux) mais aussi à de nouvelles allures de vie liées à un traitement médical (greffe, après cancer) ou encore à des maladies rares autrefois létales. Au-delà de ces nouvelles définitions épistémologiques, le terme de « maladie chronique » continue d’être traversé par des sens différents selon que l’on adopte le point de vue du médecin, qui peut parfois s’arrêter à l’évolution des symptômes et des traitements, ou que l’on adopte celui de la personne malade qui ne se réduit pas à son statut de patient et dont la vie excède la médicalisation de sa maladie. 
    Ainsi les maladies chroniques font voir à ceux qu’elles affectent et à ceux qui les soignent la vie sous un autre jour, dans ses dimensions tant existentielles et sociales que corporelles et psychiques. « Vivre avec une maladie chronique » – selon l’expression désormais consacrée et dont il faut peut-être mesurer l’euphémisation – consiste dans la recherche précaire d’une norme de vie qui concilie vulnérabilité et autonomie, et dans la négociation permanente entre des mondes et des rôles sociaux différents, entre les exigences de la vie ordinaire (familiale, sociale, etc.) et les contraintes imposées par la maladie et la médecine. Ces maladies signifient également la reconfiguration voire l’émergence de nouveaux rapports à soi et au temps. Elles sont à l’origine de sentiments et de savoirs, d’expériences et de pratiques très divers selon les individus et selon les moments de la maladie. 
    Enfin, elles nécessitent des prises en charge impliquant la mise en réseau de nombreux professionnels médicaux, para-médicaux et médico-sociaux, à l’hôpital et en ville. Elles requièrent par conséquent de repérer les besoins, expériences et pratiques qui leur sont spécifiques, ainsi que la façon dont elles reformulent la réflexion éthique (axiologique et normative) sur la médecine et la maladie. L’enjeu est d’adapter au mieux le soin médical à ces situations, dans une démarche attentive aux contraintes, valeurs et normes de l’ensemble des acteurs.
     
    N’hésitez pas à diffuser dans vos réseaux et à toute personne intéressée!
     
    Bien cordialement, 
     
    Céline Lefève
    MC philosophie de la médecine – Université Paris Diderot
    Directrice du Centre Georges Canguilhem, Co-responsable du Programme interdisciplinaire USPC « La Personne en médecine » 
     
    Valérie Gateau
    Chercheuse à l’Espace de Recherche et d’Information sur la Greffe Hépatique (ERI)
    Centre Georges Canguilhem et Hôpital Beaujon
    Post-doctorante du Programme interdisciplinaire Université Sorbonne Paris Cité « La Personne en médecine »